Publié le 29 mars 2026 · 8 min de lecture
La nouvelle Loi fédérale sur la protection des données (nLPD, RS 235.1) est entrée en vigueur le 1er septembre 2023. Pour les thérapeutes, elle renforce considérablement les obligations en matière de traitement des données de santé — des données classées « sensibles » par la loi.
Ce guide vous offre une checklist claire et actionnable, adaptée à la réalité d’un cabinet de thérapie en Suisse.
Devoir d’information renforcé (art. 19 nLPD)
Vous devez informer vos patients de manière proactive sur la collecte et le traitement de leurs données. Cette information doit être claire, compréhensible et facilement accessible.
Registre des activités de traitement (art. 12 nLPD)
Tout thérapeute traitant régulièrement des données de santé devrait tenir un registre listant les catégories de données, les finalités, les destinataires et les mesures de sécurité.
Notification des violations (art. 24 nLPD)
En cas de violation de la sécurité des données, vous devez notifier le Préposé fédéral (PFPDT) dans les meilleurs délais. Si le risque est élevé, les patients concernés doivent également être informés.
Sanctions pénales (art. 60-66 nLPD)
La nLPD prévoit des amendes pouvant aller jusqu'à CHF 250 000 pour les personnes physiques responsables. Les sanctions visent les individus, pas les entreprises.
| Type de données | Durée minimale | Base légale |
|---|---|---|
| Dossier patient | 10 ans après dernière consultation | Art. 26 LPMéd |
| Factures | 10 ans | Art. 958f CO |
| Consentements | Durée du traitement + 10 ans | Recommandation PFPDT |
| Correspondance | 10 ans | Art. 958f CO |
Attention : les cantons peuvent prévoir des durées plus longues. Genève, par exemple, impose 20 ans pour les dossiers médicaux dans certains cas.
Un patient demande la suppression de ses données
Vous devez supprimer les données non soumises à une obligation légale de conservation. Le dossier patient doit être conservé 10 ans, mais vous pouvez supprimer les données non médicalement nécessaires.
Vous perdez votre ordinateur portable
C’est une violation de la sécurité. Si les données étaient chiffrées, le risque est limité. Sinon, vous devez notifier le PFPDT et potentiellement vos patients.
Votre logiciel stocke les données à l’étranger
Vérifiez que le pays figure sur la liste du Conseil fédéral (UE = ok). Sinon, des garanties supplémentaires sont nécessaires. Pour les données de santé, privilégiez un hébergement en Suisse.
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